Le syndrome des jambes sans repos comporte deux types de manifestations souvent associées chez un même patient : le syndrome d’impatiences des membres inférieurs qui correspond à des sensations désagréables ressenties au cours de la veille, et les mouvements périodiques qui se produisent au cours du sommeil.
Je ne dors plus ! Quand je me repose je suis obligé de me lever si je suis couché, de déjeuner en marchant, le cinéma est une torture. La nuit je suis obligé de me lever et de marcher dans le salon (night walkers). Je ressens par moments en effet dans le bras, la jambe ou le pied, une gène, un inconfort, brûlures, picotement, douleur qui m’obligent à bouger pour être bien et soulager. Surtout le soir.
Le syndrome d’impatiences des membres inférieurs
Il s’agit d’une sensation désagréable, parfois à la limite du tolérable, mais toujours très difficile à décrire : sensation de picotement ou de ruissellement ou de brûlure, toujours accompagnée d’un impérieux besoin de bouger. Deux caractères sont typiques : la gêne survient de préférence le soir et la nuit ; elle est favorisée par l’immobilité, et soulagée, au moins en partie, par le mouvement. Ce syndrome d’impatiences des membres inférieurs a souvent un caractère familial, en général méconnu. Il est volontiers attribué, par erreur, à des problèmes circulatoires et notamment de circulation veineuse.
Les mouvements périodiques au cours du sommeil
Des mouvements involontaires se produisent au cours du sommeil. Ils ne sont en général pas ressentis mais peuvent être observés et enregistrés au cours d’un enregistrement polygraphique ou polysomnographique du sommeil. Ils touchent principalement les muscles des jambes, le plus souvent les muscles des extrémités, entraînant une flexion du pied et des orteils. Cela peut parfois s’étendre et provoquer une flexion du genou, de la hanche, voire même des membres supérieurs.
Ces mouvements vont entraîner une fragmentation du sommeil avec des stades de veille non ressentis. On parle de micro-éveils (moins de 10 secondes). En conséquence, les stades profonds du sommeil se font plus rares et la qualité du sommeil et sa fonction régénératrice sont altérées.
Je dors bien mais ces mouvements saccadés du pied par exemple entrainent des micro éveils inconscients : j’ai dormi mais je me réveille fatigué.
Les causes
Le mécanisme intime de la maladie n’est pas connu, mais il semble impliquer une activité insuffisante de cellules du système nerveux utilisant la dopamine pour transmettre le signal nerveux d’un neurone à l’autre. Dans la plupart des cas, on retrouve une histoire familiale. Récemment une relation entre une carence en fer et la maladie a été mise en évidence. Le syndrome d’impatience est également fréquent en cas d’insuffisance rénale ou de diabète.
Le traitement
Lorsqu’existe une carence en fer, la reconstitution des réserves ferriques est souvent très efficace. Dans le cas contraire le traitement fait appel à des médicaments qui facilitent la transmission de l’influx nerveux entre les neurones utilisant la dopamine comme neurotransmetteur. D’autres médicaments sont également efficaces, notamment des médicaments utilisés dans le traitement de certaines formes d’épilepsie.